Coronavirus - impacts sur les tiers-lieux

Bonjour, du côté de la Halle Tropisme à Montpellier, nous avons du cesser toutes les activités recevant du public (événements, concerts, formation, restauration…). Les chiffrages est en cours, mais sur un modèle coopératif privé comme le nôtre, c’est très tendu. Cela nous a obligé à mettre une majorité des salariés en chômage partiel et cela a un impact sur nos fournisseurs et partenaires…

Côté résidents, les bureaux sont toujours accessibles. Chaque structure et chacun des indépendants applique les règles et les choix qui sont les siens. Néanmoins nous proposons aux résidents qui le souhaitent, un échelonnement de la redevance d’avril sur les 6 derniers mois de 2020 (de juillet à décembre). Pour la suite, nous avons besoin de voir comment la situation va évoluer avant de prendre des engagements. Nous sommes donc à la recherche de solutions avec nos bailleurs de fonds. A ce propos France Active vient de mettre en place un rééchelonnement exceptionnel des prêts participatifs (FRIS): https://bit.ly/2weREPq Si vous avez d’autres infos, nous sommes bien évidemment preneurs!

Côté animation de la communauté du tiers-lieu, nous informons les résidents des dispositifs dont ils peuvent bénéficier sur notre réseau interne LINK. Ce dernier permet de maintenir du lien et de faire circuler les infos. Nous avons également mis en place une page dédiée aux questions sociales sur le site de notre coopérative http://illusion-macadam.coop/ressources/covid19

Nous travaillons actuellement à un programme à distance pour les publics puisque hélas cela va durer… Et bien sûr au rebond post crise: #showmustgoon

Bon courage à toutes et à tous, si la première menace est sanitaire et économique, l’impact psychologique et social sur les équipes comme sur les usagers et bénéficiaires va de pair. Face à ces épreuves, la réponse ne peut être que collective et solidaire.

Yves depuis http://www.tropisme.coop à distance

Bonsoir,
quelle attitude, quel recours prenez-vous pour celles et ceux qui, en espace de coworking, doivent faire face aux coworkers qui ont un abonnement annuel ? Certains nous demandent de suspendre leur abonnement… mais cela induit de gros problèmes de tréso à supporter…

Bonjour, j’ai un dilemne : la notice dit que les tiers lieux (hormis commerce de biens de 1ère nécessité) ne sont pas une activité autorisée… Hors certains locataires de nos tiers lieux exigent de pouvoir se rendre à leurs bureaux… Comment gérer cette situation?

Je profite de cette période pour m’alimenter en plein d’idée lorsque tout cela sera derrière nous et qu’il nous faudra alors proposer des actions nouvelles pour ne pas revenir en arrière mais faire autrement. Le train était déjà en marche, maintenant la prise de conscience s’est faite.

Ainsi, concernant le télétravail, nous devrons nous servir de cette période pour le valoriser avec les bons outils. Le télétravail que tout le monde vit actuellement peut en effet avoir un effet contre productif car subi, souvent mal préparé et dans un contexte dégradé. Ainsi, une pédagogie s’impose à nous, collectivités. Les tiers-lieu ont alors tout leur sens car je doute que les personnes veulent encore travailler de chez eux :’).

D’autre part, pour relancer l’économie (sans retomber dans les excès), il nous faudra également venir en aide aux entreprises, aux entrepreneurs, aux porteurs…en étant des lieux totems d’après crise : lieu d’écoute, de permanence, de valorisation, de réorientation aussi (pourquoi pas ? après tout cette crise à mis en avant certains métiers et amener aussi des pistes sur des nouveaux métiers à inventer!)
Au plaisir d’échanger et de réfléchir
sur 'l’après !

2 J'aimes

C’est simplement illégal, sauf s’ils ont besoin e s’y rendre pour récupérer leur materiel de travail, auquel cas tu peux mettre en place une dérogation.

1 J'aime

Bonjour @Hanane_REMIX,
Dans votre situation où vos espaces sont fermés, avez-vous suspendu les contrats avec suspension de paiements également ?

Oui. la politique interne est : tant que les espaces sont fermés et que les membres ne peuvent pas les utiliser, on ne facture rien.

1 J'aime

Merci pour ta réponse. Ce doit être un manque à gagner important j’imagine pour vous… bon courage pour traverser cette période. :confused:

Bonjour à tous, ci-dessous, mise à jour du document récapitulant les dispositifs de soutien à destination des tiers-lieux : accessible ici

Bonne journée,

Bonjour à toutes et tous,

Notre structure est complètement fermée puisque concernée par l’arrêté ministériel du 17 mars.
Les coworkers nomades et résidents du Kaléidoscope ont souscrit un contrat de prestation de service auprès de notre structure (et non pas un bail), il me parait donc délicat (et non contractuel) de facturer une prestation qui n’est pas effective (accès à un espace de coworking et fournitures de prestations d’ordre logistique et matérielles). Pour le moment, aucun bénéficiaire n’a dénoncé son contrat. Nous n’avons pas procédé à l’appel des règlements mensuels d’avril.
Nous avons fait une demande d’exonération de loyer auprès de notre bailleur public, qui à priori, sera acceptée pour toute la période concernant l’arrêté de fermeture.
Le chauffage central a été baissé au minimum pour minimiser les charges. Une demande d’activité partielle est en cours pour les salariés.

Se pose la question de l’application de cette mesure aux mandataires sociaux des coopératives (SCOPARL), ce qui est mon cas. Le dirigeant d’une SCOP bénéficie d’un régime spécifique puisqu’il est assimilé salarié et qu’il cotise donc à l’assurance chômage. Est il possible, svp, de demander des précisions au niveau du Ministère ?

Bon courage à toutes et tous,
Caroline DEGRAVE

1 J'aime

Bonjour à tous,

Merci pour les échanges d’informations intéressants. Voici la stratégie mise en place par Coloc’ 2 Chefs (laboratoire de cuisine partagé à Lormont) depuis le confinement :

  • suspension des loyers coworkers sur avril, reconductible sur mai
  • accès au laboratoire de cuisine partagé 1 coworker à la fois pendant toute la durée du confinement (facile à gérer car on a très très très peu de demandes :expressionless: )
  • création groupe whatsapp pour maintenir la cohésion entre les coworkers
  • appel téléphonique hebdomadaire à chaque coworker pour prendre de leurs nouvelles
  • sondage pour évaluer l’impact sur l’activité de chaque coworker et les inviter à préparer l’après confinement (actualisation du plan de trésorerie + mise en places d’actions commerciales)

Notre stratégie vise à nous assurer qu’un maximum de nos coworkers traversent la crise. Selon nous, il faut impérativement soulager leur trésorerie car les mesures du gouvernement ne seront malheureusement pas toujours suffisantes.
Du côté de nos fournisseurs, les négociations ne sont pas toujours simples … mais nous sommes tenaces :wink:

Bon courage et prenez soins de vous.
Jean-Eudes

Autres sujets que je fais également remonter via le frama « Impact Covid 19 » par France Tiers-Lieux :

  1. Appels à projets et conventions signées avec les collectivités sur des actions spécifiques. Ne pouvant mener à bien ces actions, il sera nécessaire d’assouplir et de prendre en compte les annulations et interruptions de nos services afin de ne pas avoir à rembourser les subventions au projet déjà versées. En effet, nous ne serons pas en mesure d’effectuer la totalité de nos actions sur une période réduite.

  2. Les différés de remboursement d’emprunts souscrits récemment. Seront-ils prolongés le temps de l’interruption?

  3. AFPR qui sont suspendues, nous souhaiterions avoir confirmation du Pôle Emploi que nous pourrons reprendre ce dispositif, une fois la crise sanitaire passée et aux mêmes conditions

  4. Abonnements et taxes sur les fluides ? Il pourrait être intéressant de bénéficier d’une exonération partielle ou totale de ces charges fixes en plus des reports de la consommation. En effet ces postes peuvent être importants pour des structures de grande taille ou aux activités gourmandes en énergie. Par exemple, cas de la menuiserie abonnement électricité 140€HT/mois

Bonjour,
Notre situation est particulière en effet nous étions en plein travaux et devions ouvrir le 7 avril.
Nos travaux sont stoppés et nous ne pouvons pas savoir quand ils reprendront.
Les réservations que nous avions pour des formations elles ont été annulées jusqu’en septembre.
Nous devions embaucher quelqu’un à partir d’avril et une deuxième personne en septembre.
En attendant nous avons avancé des frais (loyers, architecte, acompte aux entreprises…) et devons commencer à rembourser un crédit sans rentrées financières.
Comme nous n’avons pas encore commencé notre activité il nous est difficile de faire des demandes d’aides.
Nous louons les locaux à des particuliers qui passent par une agence mais celle-ci n’a même pas répondu à mon message.
J’arrive à garder espoir mais j’avoue qu’après m’être battue pendant des mois pour obtenir notre ERP je commence à fatiguer.
Je suis preneuse de toutes les idées.
Prenez soin de vous.

Bonjour Alchimie,
Nous nous reconnaissons bien dans la situation que vous décrivez. Notre tiers-lieu installé à Colmar a déménagé dans ses nouveaux locaux à Andolsheim (Haut-Rhin) le 17 mars ! Tout est encore en cartons… et l’équipe est en confinement. Nous sommes deux salariées de l’association.
Et vous quel est votre statut juridique ?
Courage !
Marina

1 J'aime

Bonjour Marina
Nous sommes une SARL Ce choix à été fait car ayant fait beaucoup d’association je me suis rendue compte que les égos des uns et des autres n’étaient pas simples à gérer. Nous avons toutefois prévu d’organiser des rencontres mensuelles pour recueillir les avis et les idées des personnes fréquentent notre lieu.
Je suis désolée pour vous, le timing n’a pas joué en votre faveur.
Bon courage.

Les Tiers Lieux face à la pandémie du coronavirus : un moment politique….

Le monde des Tiers Lieux est donc dans l’action pour faire face à la pandémie, bravo.

On comprend que face à une telle crise, c’est l’ensemble du « corps social » qui doit se mobiliser. Et, de ce point de vue, les Tiers Lieux montrent ce qu’ils sont avant tout : la manifestation d’une prise d’initiative privée qui prend des formes sociales et économiques plurielles.

Mais, a-t-il conscience, ce monde, que, pour une large part, dans les circonstances actuelles, il supplée les défaillances organisées d’un service public de santé qui a été mis à mal par le gouvernement actuel qui priorise l’accompagnement libéral de la transformation de la société ? Les lois d’exception prises concernant le travail risquent de nous le montrer bientôt. Certes, en faisant cela, il ne fait que poursuivre, mais d’une manière plus efficace, ce qu’on fait les gouvernements précédents. Mais, n’oublions pas que ces mêmes services publics de santé étaient en grève jusqu’à aujourd’hui où leurs agents risquent leur vie.

Ces Tiers Lieux, incarnent bien cette initiative privée dont on se félicite en ces temps de crise sanitaire. Ils sont mobilisés pour suppléer l’action sanitaire. Mais quels rôles, et pour qui, sont-ils prêts à jouer dans la recomposition sociopolitique à venir ? Comment, France Tiers Lieux, comme organisation politique, dans des rapports ambigus aux institutions publiques qu’il convient de ne pas caricaturer, va-t-elle se comporter ? Mais aussi, quels seront les positions et rôles des réseaux et structures ressources qui organisent le monde des Tiers Lieux ?

La période qui va s’ouvrir lorsqu’il sera mis fin au confinement et à la période de crise aiguë ne pourra être que l’amorce de la transition qui s’annonce.

1 J'aime

Bonjour à tous,
de notre côté à Marseille, la Fabulerie a fermé ses portes. Seulement physiques cependant car nous continuons à travailler à distance sur environ 30% des projets de la structure. Tous les évènements, temps de formation au numérique ont été annulés (ouie!). Côté coworking, il est gratuit de notre côté pour les membres donc cela n’affecte pas nos ressources.

Concernant certains programmes d’accompagnement comme La Fabuleuse académie, programme pré-incubation de projets culturels portés par des femmes, nous avons mis en place un moodle et réadapté un peu l’accompagnement. L’ensemble des intervenant.e.s traduisent leurs intervention avec des supports méthodos, une vidéo et un chat fb. Cela fonctionne bien pour le moment. Cela semble même arranger certaines dans leur organisation familiale.

Nous avons édité des « kits de survie créative », permettant d’accéder à nos tutoriels numériques en ligne (=> https://lafabulerie.com/ressourcerie/tutoriels-video/) et à une veille d’activités numériques créatives à réaliser avec les enfants (de quoi grapiller quelques minutes pour travailler et/ou apprendre de nouvelles choses avec eux ! => https://lafabulerie.com/ressource/des-ressources-a-picorer-en-ligne/.

Nous essayons de préparer la levée de confinement. Nous étions en train d’enrichir notre offre d’activités au sein du tiers lieu avec le renfort du Fablab et la création d’un musée numérique.
Nous continuons donc d’avancer sur cela, même si pas mal d’institutions sont bloquées également et qu’une partie des travaux qui était engagée (occultation de la verrière) a été suspendue.

Ce confinement est contrariant certes, car cela nous coupe des liens physiques avec nos membres, des échanges heureux au comptoir, de la cantine ouverte de notre chef Mo tous les midis…

Et dans le même temps, il nous pousse à être ingénieux, continuer à faire vivre les liens humains à travers nos usages du numérique. Et puis, il est nécessaire. Vital.
Nous prenons donc notre mal en patience en espérant que cette crise ne fragilise pas trop la structures et les 4 emplois qu’elle assure depuis 10 ans maintenant.

Nous serons présents demain au call collectif.
À demain !

Bonjour à tous,

Je représente l’Atelier B, espace de coworking associatif dans la Loire (42) qui devait ouvrir ses portes le 16 mars après quelques semaines de travaux dans un lieu loué dans le privé.

Nous avions rempli assez de places résidents pour être équilibré mais tout est chamboulé. La non-ouverture du lieu (mais pas la suspension du loyer et autres charges) nous met en difficulté, et certaines entreprises ne viendront pas comme cela était prévu quand le confinement prendra fin.

Nous essayons de voir comment nous en sortir afin d’ouvrir le moment venu.

Difficile de demander des aides sans CA sur l’année précédente.

Bon courage à toutes et à tous !

Bonjour à tous et toutes,

Si ça peut aider, je vous partage ce que nous avons fait chez Héméra, espace de coworking de 1900 m2 à Bordeaux avec une partie bar et accueil d’événements.

Dès le vendredi 13 mars soir fermeture du lieu au public extérieur. Annulation ou report de tous nos événements physiques.

Mise en place d’une permanence lundi 16 et mardi 17 mars pour être présents lorsque nos coworkers récupéraient leurs affaires.

Depuis le bâtiment est fermé mais, s’ils en ont besoin, nos coworkers peuvent accéder à leur bureau pour venir chercher leurs affaires ou imprimer des dossiers avec leur accès individuels (contrôle d’accès via smartphone). Nous avons également donné accès à distance aux prestataires qui continuent d’intervenir (arrosage et entretien des plantes par ex.).

Nos démarches :

  • Maintien de la facturation mensuelle pour le coworking mais avec une réduction de 15% depuis le début du confinement (ça correspond à la réduction de nos charges + une partie de notre marge). Démarche pro-active appréciée par un grand nombre et saluée publiquement sur LinkedIn par certains.
  • Proposition de délai et d’échelonnement des paiements pour nos clients qui sont durement impactés par la crise et qui en font la demande.
  • Nous avons proposé à chaque coworker d’embarquer son fauteuil de travail chez lui/elle s’il/elle en avait besoin pour éviter de se casser le dos pendant cette période de confinement.
  • Mise en place de webinars (2x / semaine) sur Zoom
  • Mise en avant de nos coworkers sur nos réseaux et de leurs initiatives liées à la crise
  • On continue d’échanger sur notre plateforme interne pour garder le lien
  • Les apéros prévus physiquement sont remplacés par des apéros virtuels

Bon courage à vous tous/toutes !

@ShareLex - forum rassemblant des expertises juridiques - vient de lancer un espace de réponse aux questions relatives aux effets du Confinement pour les Entreprises et les Salariés.

ACCESSIBLE ICI : https://sharelex.org/c/covid-19

Nous vous invitons vivement à en prendre connaissance et à vous en saisir ! Ils sont géniaux. Ce sont de très bons alliés.

Vous pouvez également adresser vos questions juridiques à l’institut ISBL qui a ouvert un numéro vert dans le cadre de la pandémie :
– Permanence juridique gratuite assurée par téléphone de 14h00-17h30
– Préparer vos questions à l’avance
– Renouvelez ultérieurement votre appel en cas de ligne occupée ou saturée
– Limitez votre temps de parole autant que possible
– En cas d’urgence, adressez un e-mail avec vos coordonnées téléphoniques à : contact@institut-isbl.fr

Bonne journée à tous,
France Tiers-Lieux

1 J'aime