Un peu de documentation sur les portails des réseaux de tiers-lieux basés sur communecter (Projet décrit ici sur la plateforme des communs des tiers lieux)
En résumé :
- De nombreux portails de réseaux ont été créés à partir de la technologie Communecter, logiciel libre qui permet de créer des réseaux sociaux personnalisés. Le logiciel permet notamment de collecter, mutualiser et visualiser des données standardisées via des formulaires dynamiques et adaptables à chaque réseau. En complément, chaque portail de réseau peut devenir un réseau social où il est possible d’interagir autour des données, un peu comme sur un réseau comme facebook ou linkedin, mais adaptable à nos pratiques.
- Cela permet de présenter ce qui se passe dans nos lieux et aussi de faciliter la coopération entre nos lieux, via des annuaires de compétences, des événements, des murs d’actualités, de l’identification de projets communs, du cofinancement de ces projets, etc…
Pour comprendre Communecter, il faut vous imaginer sur un réseau comme Facebook ou Linkedin, et que vous ayez l’autorisation depuis votre page de projet sur ce réseau, de créer votre propre réseau social avec toutes les données qui vous appartiennent, puis de rajouter au fur et à mesure des fonctionnalités ajustées à vos pratiques, à vos couleurs, à votre nom de domaine. Là où un réseau social propriétaire vise à nous laisser le plus longtemps en ligne, ce type de réseau adapté à nos pratiques pourrait par exemple nous aider à nous retrouver le plus possible dans nos lieux
Au fil du temps, de nombreuses interfaces ont été créées par des réseaux de tiers lieux, avec à chaque fois de la mutualisation sur les fonctionnalités. Les premiers ont essuyé quelques plâtres, merci à eux ! Et les derniers arrivés profitent des avancées sans trop d’huile de coude et tant mieux pour eux ! La plupart utilisent le SSO tiers-lieux pour se connecter.
- Le réseau belgique :
- Le réseau Occitanie / Rosée
- Le réseau Relief :
- Le réseau BFC :
- Les tiers-lieux, késako ? | Tiers-Lieux BFC (voir onglet cartographie)
- Le réseau SudPaca :
- Le réseau Réunion :
- Le réseau HDF :
- Le réseau Rfflabs :
- La réunion :
- Le portail des tiers lieux de la formation à La Réunion (avec un annuaire de formateur)
- Littoral Opale : Le portail d’un réseau de tiers lieux de la côte d’opale (encore en démarrage)
D’autres plateformes ont été déployées, plutôt nationales :
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La plateforme des tiers-lieux de France Tiers Lieux
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Commun Lundi, qui est dédiée à gérer l’événementiel d’une journée dédiée aux communs
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L’appel à communs pour les projets communs aux tiers-lieux (qui va permettre en 2024 de gérer la distribution financière de 35 k€ de France Tiers Lieux pour des communs dédiés aux tiers lieux, où chaque lieu voit son cofinancement doublonné). Cette plateforme a permis d’identifier les lieux souhaitant utiliser ou cofinancer des communs au niveau national. Ce type de fonctionnalité peut maintenant être déployée au sein de chaque réseau régional ! Cela peut contribuer à soutenir du cofinancement d’infrastructures communes (par exemple le projet de roulotte partagée entre lieux dans mon coin ;-)), mais aussi de tiers-lieux
D’autres usages :
En 2024, le réseau belge et le réseau des tiers lieux de la formation à la Réunion a pu bénéficier d’un portail fluide, opérationnel rapidement, grâce à l’héritage des expérimentations précédentes. Avec par exemple une charte graphique plus sympa, mais aussi des premiers annuaires des compétences des personnes en tiers-lieux :
L’usage de la partie événementielle et du mur d’actualité du réseau belge ou de transiter permet de se dire qu’une alternative à la publication sur les réseaux sociaux classiques peut devenir une pratique de nos réseaux.
En 2025, un formulaire dynamique a été lancé, il permet d’identifier les solutions utilisées actuellement par les lieux, afin d’organiser plus de mutualisation, en indiquant notamment les niveaux de satisfaction par solution utilisée et de commenter collectivement chaque réponse :
Il permet de partir de créer une base des solutions actuellement utilisées, ce qui aide les acteurs à converger, mais aussi d’identifier les besoins d’alternatives, indispensable pour accélérer les capacité de mutualisation et de cofinancement par les lieux. Par exemple ici, sur les solutions utilisées par les tiers-lieux pour leur comptabilité :
D’autres fonctions permettent de l’évaluation collective, comme ici, pour une auto-évaluation et évaluation des pairs du tiers-lieu par rapport aux critères de Ray Oldenburg, qui peut être commentée pour chaque point :
puis affichée graphiquement pour notamment comparer les divergences dans les perceptions :
Des données sur communecter, pourquoi ce choix il y a quelques années?
Au départ, cela a été une discussion, faut-il aller sur umap ou gogocarto, ou communecter ?
Rapidement, nous avons identifié que l’enjeu n’était pas seulement de remonter les données dans des tableurs ou sur une carte. Et pas seulement des données pour aider l’acteur public à savoir ce que nous faisons.
Mais aussi des données pour nous organiser collectivement, pour pouvoir permettre des dynamiques de réseau avec les données, qui facilitent des dynamiques démocratiques, de mutualisation, d’observation, d’analyse, de certification.
En permettant autour des données de :
Relier le tiers-lieu et sa communauté à sa donnée (pour la mettre à jour au fil du temps)
- Les commenter collectivement. Par exemple, dans le formulaire de remontées des usages numériques, chacun peut discuter autour des réponses
- Faciliter des évaluations collectives des données remontées
Pratique par exemple pour de l’analyse collective, notamment pour permettre de la reconnaissance entre pairs des niveaux de maturité d’un tiers-lieu, de la catégorie à laquelle il appartient, etc… - De créer des outils clef en main pour faciliter les visualisations en direct des données. C’est comme cela que le navigateur des tiers lieux a commencé à rendre visuelle les données qui remontaient des formulaires, et ainsi créer des observatoires dynamiques
- D’aller vers des dynamiques beaucoup plus poussées, comme identifier qui utilise quoi, qui dépense quoi, et même aller jusque organiser du cofinancement comme dans le cas de l’appel à communs
- D’éviter la multiplication des interfaces, ce qui permet une mutualisation dans les briques de traitement et de visualisation des données. A l’image de Wikipedia, où tout le monde a su converger vers un espace où l’encyclopédie est travaillée et mise en publication. Il est néanmoins tout à fait possible d’avoir ses propres outils d’analyse avec les APIs.
- De brancher des outils un peu plus costaud, comme le SSO tiers-lieux, pour faciliter les connexions.
Et enfin de donner l’opportunité à chaque réseau de coupler ces données avec tout l’outillage de communecter au sein de son portail : Agenda, Open Badge, mur d’actualités, annuaires de membres avec leurs rôles, gestion de tâche, de crédit interne, etc… Certaines données sont intéropables avec Mastodon, Mobilizon, des APIs.
Finalement, l’enjeu est autant de remonter de la donnée que de créer des réseaux sociaux personnalisés, potentielles alternatives aux réseaux sociaux actuels (Facebook, Linkedin, etc…). En tout cas, commencer à fabriquer en dehors des GAFAMS et aussi fabriquer d’autres choses, comme du cofinancement, de la mutualisation, etc.
Explications sur certaines fonctionnalités utilisées actuellement dans le cadre de la gestion de données des tiers lieux :
- Des formulaires adaptables
- Chaque formulaire peut être généré par les personnes, avec de nombreuses configurations possibles
- Une V2 du système de formulaire est sortie en 2025, facilitant la modification, configuration et lecture des résultats des formulaires.
- Lecture régionale ou thématique via des portails spécifique. Chaque interface est configurable via un éditeur CMS (qui s’est beaucoup amélioré depuis 2 ans). Dans cet éditeur CMS, diverses possibilités de rendre visible la données sont proposées (graphes, etc), et un nom de domaine dédié peut être associé (voir la liste des noms de domaines déjà utilisés par l’écosystème Tiers Lieux)
- Chaque formulaire peut être généré par les personnes, avec de nombreuses configurations possibles
- Les formulaires peuvent être regroupés et complétés dans divers contextes, avec ou sans compte
- Il est possible de remplir les formulaires dans de nombreux contextes (depuis plusieurs portails), d’en regrouper plusieurs ensemble (cas du grand recensement des tiers-lieux qui en cumulait 3). Une configuration permet de répondre sans compte ou en créant un compte à posteriori
- Des formulaires reliés à des données de réseau social
- Les formulaires peuvent aller chercher dans les données du réseau social (par exemple la liste des tiers-lieux), dans les droits des utilisateurs par rapport aux tiers lieux (par exemple seulement les gestionnaires peuvent compléter).
- Une donnée standardisée et accessible :
- Les données sont interopérables au sens où il y a des API en lecture et écriture. Une fonctionnalité automatique pour rendre accessible une API par défaut pour chaque formulaire est en déploiement (à ce stade, cela fonctionne pour l’export CSV). Par exemple, La raffinerie s’est connectée à l’API pour développer une application d’import d’événement et de tâche. Communecter s’intéropère avec Mobilizon et Mastodon via les protocoles Activity Pub.
- Pour chaque formulaire utilisé, dans l’admin, il est possible de récupérer les fichiers CSV et bientôt une API par formulaire sera disponible.
- Les données sont interopérables au sens où il y a des API en lecture et écriture. Une fonctionnalité automatique pour rendre accessible une API par défaut pour chaque formulaire est en déploiement (à ce stade, cela fonctionne pour l’export CSV). Par exemple, La raffinerie s’est connectée à l’API pour développer une application d’import d’événement et de tâche. Communecter s’intéropère avec Mobilizon et Mastodon via les protocoles Activity Pub.
Et la suite
De nombreux projets sont en cours.
Notamment un observatoire des données où les lieux pourront enfin retrouver leurs propres données et les mettre à jour régulièrement
Ainsi que le passage à une technologie décentralisée et plus rapide, basée sur les derniers protocoles (activity pub notamment) et soutenu par NLNET. Une démonstration du potentiel est visible ici :
https://co.tools (full react)
N’hésitez pas si vous avez des questions ou remarques ! Cette démarche dédiée aux tiers-lieux ne demande qu’à être approfondie, après plusieurs années d’efforts avec de petits moyens, mais qui mis bout à bout ont quand même permis aux équipe de tenir aussi longtemps.
La route est déjà longue, car pour tout cela et sur 6 ans de travail, ils sont loin d’avoir perçu l’équivalent du budget d’une seule fabrique de territoire, mais la voie est « libre » !















