Bonjour à toutes et à tous,
Je suis Chloé Graziano, doctorante au laboratoire Pacte à Grenoble.
Dans le cadre de ma thèse, je m’intéresse aux circulations des savoirs, des outils, des bonnes pratiques, etc.
Que vous soyez un tiers-lieu, un acteur public, un acteur au niveau de l’État : en quelques lignes, pourriez-vous renseigner un ou plusieurs exemples de tiers-lieux qui
- vous ont donné envie de créer un tiers-lieu, et pourquoi ?
- vous inspirent, et pourquoi ?
- si applicable : vous ont amené à faire évoluer vos pratiques, et pourquoi ?
Je serais aussi très intéressée de savoir par quel(s) biais vous avez connu ce ou ces tiers-lieux.
Un grand merci d’avance pour vos retours d’expérience ! 
Chloé
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Je n’ai pas forcément envie d’ouvrir un lieu pour un certains nombres de raisons. Mais je peux te lister des lieux qui m’inspirent.
@Christine @nicolasjeudy pour le 97 pour leurs bonnes ondes, leur approche radicale du travail et de la coopération, de l’ouverture et de l’accueil, leur militantisme de quartier. En plus de ça le lieu a un cachet de fou furieux (si vous aimez les jeux de rôles et l’époque médiéval
)
@jordi.castellano et la Halle Tropisme pour sa coolitude, « on doit trouver 3 hectares et 12M€ pour dans 6 mois, ça va le faire » mais aussi sa capacité à bâtir le lieu progressivement sur des réciprocités avec les occupants. Et l’émergence du lieu comme une continuité d’une vaste entreprise de coopération préexistante.
@igor_louboff et El Kapitan parce qu’ils incarnent une façon de s’ancrer, de porter des projets avec une certaine posture et vision pour des espaces ruraux ou peu denses. Avec un paramètre néoruraux pas toujours évident à assumer.
@AnneSovr @pierrewolf et la Coopérative Baraka pour leur résilience, un lieu dans un contexte difficile et accidenté, une communauté qui sait se remettre en question et se réinventer sans arrêt (non sans douleurs mais…) et qui parvient à déployer des actions ambitieuses et régénérantes !
@FrançoisRosenbaum et @Antoinemaas pour la Coroutine qui rappellent qu’on est pas obligé de vouloir sauver le monde. Animer et faire vivre un espace de coworking associatif autogéré sans prétention sans bullshit c’est déjà pas pire.
Ils ont forcément un impact sur mes propos puis mes pratiques. Mais faire le lien direct avec des anecdotes précises c’est difficile.
Je les connais parce que je m’implique dans les réseaux de lieux et la coopération sur la connaissance et autres ressources (sans frontières régionales). Je suis allé les visiter dans le cadre de rencontres etc, et je les croise à Paris ou en visio.
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