Mettre sous licence libre les contenus de formation quand ils sont financés par l'argent public

Dans le cadre du soutien à la formation dans les tiers-lieux ou aux tiers-lieux, que l’institution publique demande, en contrepartie du financement, que les contenus de ces formations soient publiés en ligne et sous licence libre. Cela pour faciliter l’accès à tous et toutes à la connaissance, l’améliorer, et permettre plus d’apprentissage pair à pair dans nos lieux et plus de tiers-lieux apprenants.

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  • Je ne soutiens pas
  • Je soutiendrai si la proposition est améliorée (je commente mes propositions d’améliorations ci dessous)

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De plus en plus de financements publics sont dirigés sur la formation professionnelle dans les tiers-lieux.
La formation professionnelle impose un cadre de transmission de la connaissance très formel, avec un ensemble de règles assez contraignantes (certification qualité de Qualiopi en 21 critères), et qui rajoutent beaucoup d’administratif pour assez peu d’enjeu de qualité réelle des formations.

Ce cadre ne correspondent pas à une grande partie de l’acquisition de connaissance en tiers-lieu, où celle ci se transmet beaucoup par le faire ensemble, par le pair à pair ou par l’auto-apprentissage individuel ou collectif, et souvent de manière informelle. Ce type d’apprentissage, qui se fait souvent au moment où les problématiques sont rencontrées, est une partie de ce qui fait le coeur des tiers-lieux, que l’on appelle aussi « tiers-lieux apprenant » Dans cet article complet à ce sujet, il y est dit:

Dans un tiers-lieu, on apprend sur et par soi-même (savoir-être), on apprend de l’interaction avec d’autres (savoir-vivre), on affine des compétences précises et spécialisées (savoir-faire) et on devient petit à petit la mémoire et l’esprit du lieu, en situation de le garder vivant (savoir-transmettre). En harmonie avec ses habitants, le tiers-lieu étend son propre domaine de connaissance, de manière réflexive et interactives avec ses membres, il est lui-même « apprenant ».

A ce stade, les financements publics ne savant pas financer cet apprentissage pair à pair, ce qui est très dommage. Ainsi, nous entendons de plus en plus parler dans nos réseaux de formation professionnelle (certifiée), de millions de budget sur ce sujet, mais de moins en moins de tiers-lieu apprenant.
Le rôle des tiers-lieux est peut-être aussi de faire évoluer ce type de soutien public, espérons que le rééquilibrage sera possible !

Mais en attendant une évolution de ces pratiques de financement, une avancée facilitant le pair à pair pourrait être de rendre obligatoire la mise sous licence libre et en ligne de toute formation financée par l’argent public dans l’écosystème tiers-lieu. Nous parlons ici du contenu ( rendre partageable les programmes et méthodes d’animation pourrait être aussi imaginé)

A delà de rendre beaucoup plus accessible à tous la connaissance, sans devoir rentrer dans le cadre de la formation pro, cela permettrait de l’enrichir collectivement, en particulier si ces contenus sont produits au sein d’outils comme le wiki Movilab (une première rubrique contenu autonome de formation existe), qui permet d’améliorer ensemble la connaissance.

Pour les formateurs qui pourraient s’inquiéter que leur connaissance soit récupérée par d’autres, un argumentaire pourrait être produit, rappelant que ce n’est pas tant le contenu qui importe que la manière de le transmettre et le faire vivre, et que leurs contenus seront d’autant plus riches si ils sont consolidés avec plusieurs regards, ou liés à un forum qui permet les échanges autour de cette connaissance (le wiki et le forum ont des fonctions pour se complémenter )

première impression, sans doute à creuser. Oui mais si licence avec réciprocité, évitant que cela puisse être « privatisée ». Donc type cc-by-sa :slight_smile:

Dire qu’il faut le faire c’est une première étape. Déjà pas gagné au sein de l’écosystème.
La formation « Oui mais mes formateurices ils veulent pas partager »
Les communs « Ielles peuvent aller voir ailleurs si on y est aussi. »

Mais imaginons qu’en fait on est une majorité pour le partage et la mise en communs.
On valide politiquement une stratégie d’ouverture des contenus de formation.
Le plus difficile est à venir.
Faut pas faire ça n’importe comment.
Et y a pas grand monde qui sait comment faire.
Va falloir bosser quoi.

Donc tu peux ajouter à ta proposition « Je soutiens et je demande aux acteurs qui disposent de ressources financières de cofinancer un projet de design à hauteur de 50,000€ »

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Pour info, j’ai dû réinitialiser le sondage (il y avait 4 ou 5 votants), car il manquait une option d’affichage de qui vote qui. Merci de revoter si c’est possible.

Bonjour toutes et à tous,

Je soutiens à 200%

Nous avons d’ailleurs lancé l’été dernier chez Les Assembleurs une « Fabrique à Communs pédagogiques » qui produit des contenus de formations ouverts qui ont vocation demain à devenir des communs pédagogiques : Les Assembleurs - Fabrique à Communs pédagogiques

Cela a néanmoins soulevé quelques interrogations en interne, entre autres :

#1 Quel support / format utiliser pour permettre un bon niveau de contribution tout en collant aux besoins « classiques » de la formation (c’est à dire avoir quand même de temps en temps un support à projeter) ? Aujourd’hui nous utilisons la suite Google ce qui évidemment ne nous satisfait pas.

#2 Jusqu’à quel point faut-il investir sur le côté « clef en main » des ressources ? Partager uniquement des slides ne nous parait pas du tout suffisant et d’un autre côté produire une note d’accompagnement pour chacun des slides reprenant les messages clefs (ce que nous avons fait) et extrêmement chronophage. Malgré tout, cette documentation nous parait nécessaire si on veut permettre la prise en main des supports.

#3 Au delà du financement de l’initialisation de la ressource, quel modèle économique pour la maintenance des ressources et l’animation de la communauté de contributeurs autour de ces communs pédagogiques ?

Voilà je serai heureux de pouvoir continuer la discussion avec les intéressés !

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Personne est contre.
Attention la proposition va sûrement être entérinée en CA de l’ANTL !
Je lance un appel à tous les consultant.e.s qui pensent que la valeur de leur travail réside dans les connaissances qu’ielles ont pioché ailleurs et remis en forme, il est encore temps de ne pas soutenir et d’éviter le pire.

Avec ma casquette : formatrice : c’est OK
Avec ma casquette référente péda : les formateurices des HDF étaient tous d’accord quand nous avions eu ces échanges.

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@FranceTiersLieux @antl

A partir de combien de vote ça implique un passage en CA ?

:v: