Proposition de loi pour rendre open source les pièces détachées

Proposer une loi pour que les pièces détachées soient open sourcées. Cette loi concernerait d’abord les objets les plus courants (par exemple les pièces du lave linge, de la machine à café, etc…). Elle concernerait en premier lieu les pièces détachées qui sont fabricables dans la majorité des fablabs.

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  • Je ne soutiens pas
  • Je soutiendrai si la proposition est améliorée (je commente mes propositions d’améliorations ci dessous)

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Pourquoi cette loi ?

Cette loi part du postulat que les fablabs sont outillés et parfois soutenus financièrement par les politiques publiques, mais pour autant peu de lois soutiennent une industrie des objets basée sur des plans d’objets ou des pièces open source. Si c’était le cas, les fablabs ou ateliers de réparations seraient beaucoup plus utilisés et cela faciliterait la tâche des réparateurs.

N’hésitez pas à compléter les raisons d’une telle loi.

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Bonne idée a proposer

Les fabricants vont devoir adopter des nouveaux business modèles intégrant la réparation donc ils vont surement protéger leur marché.Peut être des partenariats à imaginer?

Pour info : le site du réseau des #RepairCafés Hauts-de-France, auquel Julien LECAILLE, Pierre TRENDEL et moi-même avions contribué il y a loooooongtemps (2019) est en ligne ! :tada:

Repair Cafés Hauts-de-France – Repair Cafés en Hauts-de-France

#Plateformes
#ressources

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Pour info, c’est pas tout à fait lié à cette proposition de loi, mais un projet comme Jaren , la première bouilloire électrique open source (article aussi sur radio france) ou le lave vaisselle open source « l’increvable » (et donc réparable ou fabricable en distribué) n’auront pas réussi à voir le jour faute d’investissement sur ces communs.

Je vois que la precious plastic commence à se développer et créer de l’activité pour des personnes dans pas mal de département, ça avance pour eux au moins : https://preciousplastic.fr/

Que fait France Tiers Lieu et l’ANTL et son double président @plevywaitz, par ailleurs aujourd’hui aussi au bureau du CESE ? Rien a bougé en 4 ans sur ces questions de loi. En même temps @plevywaitz s’emploie à privatiser l’économie des indépendants plutôt qu’à soutenir les communs nécessaires à une économie des lieux, comment pourrait il en être autrement ? Quels portes paroles pour porter ces lois ? Comment les faire avancer ?

@SimonSarazin

Je préfère que tous partagent ta prose Cher @SimonSarazin. Ton mail est reproduit ci dessous.

Voici ma réponse :
J’assume pleinement d’avoir un pied dans l’Economie telle qu’elle est et me battre par ailleurs pour qu’émerge une autre économie forte qui permette de faire émerger une société plus juste et que des moyens significatifs lui soient attribués .

Sans doute suis je plus révolutionnaire que toi . je crois que ce battre pour changer les choses c’est faire du judo avec le système en essayant de le pousser à changer de Paradigme .

Tu ne connais rien et d’ailleurs ça ne t’intéresse pas de connaître les modèles des sociétés que je préside
Parce que condamner sans connaître et sans questionner, c’est à la portée de tout le monde .

Je suis fier qu’avec l’immense majorité des acteurs de l’écosystème , la cause des tiers Lieux avance certes autrement que ce que vous avez fait mais l’humilité n’est pas toujours mauvaise conseillere crois moi ….la difficulté de la tâche le nécessite.

Il est très peu cohérent de réclamer de l’argent à corps et a cri et critiquer par ailleurs ceux qui se battent pour en trouver ! Je te laisse cette incohérence là.

Fier que des moyens aient. Été attribués à de nombreux acteurs ruraux et dans les quartiers prioritaires de la ville …

Fier que le nombre de membres de l’Antl ne cessent de croître permettant de renforcer sa légitimité

Fier que la cause avance autant que nous le puissions
Avec toutes nos faiblesses mais avec beaucoup de sincérité et d authenticité de chacun d’entre nous.

Et enfin permets moi de préciser un point :

Personne n’accapare le Pouvoir , d’ailleurs quel pouvoir sinon de faire au service des autres bénévolement en suivant milimetriquement les demandes du terrain :
Il est tellement plus simple de ne pas se soumettre à une élection, de faire de l’entre soi et de s’ériger comme donneur de bons et de mauvais points. À cela j’ai choisi de Faire et d’essayer d’obtenir des résultats !

Qd au communs : la malhonnêteté qui caractérise tes propos est insultante vis à vis des salariés et des administrateurs qui ont bossés pour arracher 5me dans le plan Castex non mis en œuvre par lEtat , ce que nous avons déploré …
Tu étais au CA à l’époque et le sais parfaitement
Et tu sais tout aussi bien que nous essayons toujours de convaincre les Pouvoirs Publics

Calomnier, calomnier il en reste toujours quelque chose. C’est ta méthode, ce n’est pas la mienne.

Qd à l’ANTL , elle s’organise, se bat et surtout essaye de respecter les Hommes et les femmes qui s’engagent pour développer les Tiers Lieux.

Et je t’invite vraiment à rejoindre l’association et ceux qui pilotent les groupes de travail parce que nous avons besoin de tout le monde tant la tâche est rude plûtot que de parler en leur nom et de les croire soumis et sans courage !

Mail reçu de @SimonSarazin

Salut Patrick,

Oui je fais un peu de communication sur l’incohérence dans les pratiques par rapport au discours de ceux qui captent le pouvoir dans un écosystème qui a tellement pas besoin de ça.

La revente de freeland à un fond d’investissement et ce que fait auto-entrepreneur.fr est déplorable et tellement à l’opposé de tout ce en quoi en croit et de toute l’alternative que l’on construit à bout de bras et sans moyen (avec nos tiers lieux et aussi avec les CAEs).

Je ne comprends pas que personne ne réagisse, mais globalement, dans les discussions, tout le monde a peur de perdre les financements si tu n’es plus là.

Ami·es des tiers-lieux,

si j’attire l’attention sur le « porte-parolat » de notre mouvement (dont la diversité est constitutive) c’est pour faire comprendre avec des mots simples que l’Association Nationale des Tiers Lieux ne peut pas représenter nos intérêts avec son actuel schéma de gouvernance. Quitter le CA (après 3 ans de bénévolat, bon gréé mal gréé, étant souvent en minorité), comme je l’ai fait en juin 2022 (cf. ce texte), avait pour intention d’alerter les membres de l’association et plus largement les personnes engagés dans le mouvement tiers lieux d’un danger : « Les financements des 3 dernières années n’ont pas été pensés pour générer de l’autonomie. Au contraire, ils ont engendré une mise sous pression des collectifs entraînés à chercher coûte que coûte (via de nouveaux appels !) constamment de l’argent public pour subsister. Cela génère de la dépendance, des situations de clientélisme et cela participe d’une mise en marché de la sociabilité qui profite aux poignée d’acteurs qui ont pour seule volonté l’hégémonie. ».

Nous voilà arrivé·es à l’heure de faire un choix : 1/ Transformer en profondeur l’ANTL pour gagner en autonomie ou 2/ Ne rien changer et confier notre destin à UNE PERSONNE, aussi dévouée soit-elle, dont le super pouvoir est de savoir parler avec le gouvernement et les hauts fonctionnaires.

Pour le dire autrement : n’oublions pas d’où nous venons, ce qui nous a amené au départ dans l’ANTL, et pourquoi nous « faisons tiers lieux », partout où les circonstances l’exigent, maintenant. L’ANTL doit être à l’image de notre histoire et de notre culture. Nous nous levons le matin et nous faisons vivre des lieux pour regagner du pouvoir d’agir et inventer des réponses collectives aux crises de notre époque. L’ANTL doit investir le terrain législatif et pas uniquement capter quelques millions.

Par delà de « TILIOS » (une voix parmi tant d’autres), c’est une vision politique que nous défendons : faire des tiers-lieux des communs de proximité. Cette vision ne peut tout simplement pas s’exprimer si l’alpha et l’omega de la politique publique nationale des tiers lieux est de « capter de l’argent public » (dans des proportions somme tout modeste au regard du nombre de tiers-lieux estampillés - soit plus de 3614, selon cette cartographie contributive), et ne pourra pas se déployer si l’on ne choisit pas une direction entre les communs comme infrastructure aux tiers-lieux ou le libre marché avec ses plateformes privées à capitaux. Aujourd’hui, les deux approches, pourtant concurrentes en terme de projet de société, se côtoient dans l’ANTL et FTL.

A mes ami·es, il y a besoin de créer nos espaces de discussion et de solidarité pour traverser les chocs, en maintenant notre « capacité à définir notre projet, vis-à-vis du pouvoir public et des logiques marchandes » (ces derniers mots sont inspirés de la charte du CNLII).

Pour ne pas trop dériver du sujet initial, je vous propose de continuer ces échanges dans un espace dédié à ce sujet sur le forum (à créer) et je relance la question : Comment porter cette proposition de loi sur les pièces détachées ? Que manque il ? Qui pour la porter ? Le Rfflabs a il déjà exploré ce sujet et a il des éléments à nous partager ?

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